Évolution des définitions
2003-2007
En 2017, François Bédard, Patrick Pelletier et Christiane Le Clech, relevaient les définitions :
« En 2003, Thorne définissait l'apprentissage hybride comme « une occasion d'intégrer les innovations et les avancées technologiques qu'offre l'apprentissage en ligne combiné à l'interaction et à la participation découlant des meilleures pratiques de l'apprentissage en présentiel » .
En 2005, Vaughan et Garrison, quant à eux, définissent l'apprentissage hybride comme «l'intégration réfléchie d'occasions d'apprentissage, en classe, et en ligne, qui n'est ni une addition à la présentation magistrale en classe ni un cours en ligne».
Les travaux du Sloan Consortium indiquent que l'apprentissage hybride contient entre 30% et 79% d'activités en ligne. »
2009-2012
Le projet européen Hy-Sup (2009-2012) propose la définition suivante :
« Dispositif hybride : tout dispositif de formation (cours, formation continue) qui s'appuie sur un environnement numérique (plate-forme d'apprentissage en ligne). Ce dispositif propose aux étudiant-e-s des ressources à utiliser ou des activités à réaliser à distance (en dehors des salles de cours) et en présence (dans les salles de cours). La proportion des activités à distance et en présence peut varier selon les dispositifs.»
2011
En 2011, dans son article intitulé Aux frontières de la formation à distance : réflexions pour une appellation mieux contrôlée, Claude Potvin, distingue enseignement à distance, hors campus, et enseignement en ligne pouvant avoir lieu sur le campus. Il propose alors trois types possibles d'hybridation prenant en compte les contraintes de temps, de lieu et par conséquent les déplacements des étudiants. Dans le premier type, des activités à distance sont ajoutées à un cours en présentiel. Dans le deuxième, des activités en présentiel sont ajoutées à un cours à distance. Enfin, dans le troisième type, une classe virtuelle synchrone, donc présentielle, mais en ligne, est ajoutée à un cours à distance asynchrone, l'hybridation tient ici compte de la contrainte de temps.
2012
En 2012, au Québec, l'APOP (association pour les applications pédagogiques de l'ordinateur au postsecondaire), définit l'hybridation comme « une combinaison ouverte d'activités d'apprentissage offertes en présence, en temps réel et à distance, en mode synchrone ou asynchrone »
Synthèse
Ces différentes définitions mettent en avant l'articulation d'activités en présentiel et à distance, proposées en synchrone et en asynchrone grâce à un environnement numérique en ligne indispensable, favorisant l'interaction non seulement entre les apprenants et cet environnement en ligne, mais aussi entre les apprenants eux-mêmes, sans oublier entre les apprenants et l'enseignant ou le tuteur.